Comment devenir une adepte de plein air écoresponsable?

Classé dans : Non classé | 0

Plein air écoresponsable sur le sommet du mont LafayetteComment devenir une adepte de plein air écoresponsable? C’est la réflexion que j’ai eu alors qu’avait lieu le Jour de la Terre, célébré chaque année le 22 avril. Cette journée a été instaurée notamment pour amener une prise de conscience quant à notre impact sur l’environnement et très certainement remettre en question certaines de nos habitudes. Que vous soyez adeptes de vélo, de course, de planche à neige, de randonnée ou de kayak, toutes les actions posées lors de la pratique de ces activités sportives ont un impact sur notre environnement. À différentes échelles, certes. Comme nous nous devons de préserver ce beau terrain de jeu, il est impératif d’adopter des comportements orientés vers le développement durable. Voici donc un petit reminder des règles de «gros bon sens» !

Respecter son environnement

Je reste toujours estomaquée en constatant à quel point l’humain détruit volontairement son environnement immédiat. Lors de mon récent voyage de vélo à Cuba, nous marchions mon copain et moi sur une plage constellée de verre brisé. De vieilles bouteilles de bière cassées étaient parsemées ici et là dans le sable où des enfants s’amusaient. C’est d’une part très dangereux et d’autre part absolument insouciant. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Bien que les Québécois(es) semblent conscientisés au respect de l’environnement, nous pouvons encore nous questionner lorsque des papiers et autres détritus jalonnent les sentiers boisés de randonnée. Alors, autant en camping que lors d’une excursion journalière, il est de mise de rapporter ses déchets avec soi. Le respect de l’environnement passe aussi par l’utilisation des sentiers balisés plutôt que de s’improviser explorateur des bois. Certains types de végétaux sont plus sensibles et il est de notre responsabilité de préserver la nature qui nous entoure. Il faut éviter au mieux de laisser une trace de notre passage.

Préférer les modes de transports alternatifs

Bien que super pratique, la voiture est également hyper polluante. Rien de nouveau ici! Par ailleurs, en se déplaçant chacun dans notre véhicule, nous contribuons à engorger davantage le réseau routier. Les déplacements quotidiens en ville s’effectuent parfois (voire la majorité du temps) plus rapidement à vélo ou à pied qu’en automobile. Pour les activités sportives qui se déroulent loin de votre lieu de résidence, pourquoi ne pas privilégier le transport en commun ou le covoiturage? En plus de réduire les coûts, vous diminuerez votre empreinte écologique et ferez fort probablement des rencontres intéressantes.

Amigoexpress est sans doute la plateforme de covoiturage la plus connue au Québec. Super facile d’utilisation, elle n’est toutefois pas spécifiquement adaptée aux déplacements vers des destinations sportives telles que les centres de ski ou les lieux de randonnée. Ce genre de service semble être mieux développé en Europe. À quand une telle plateforme au Québec? D’ici là, vous pouvez toujours jeter un coup d’oeil aux différents groupes Facebook de mise en relation d’amateurs de plein air.

Donner une seconde vie à ses articles et vêtements de sport

Je sais pas pour vous, mais moi j’adore Kijiji, Lespac et autres sites de vente d’articles usagés. On y trouve de tout. Et dans toutes les conditions. Si on se donne la peine de chercher un peu, quelques perles s’y trouvent. Un vélo de route en carbone pratiquement neuf? Oui! Une selle de vélo Brooks? Yep! Une planche à neige? Why not! Ce qui ne va plus à quelqu’un, vous plaira peut-être. L’inverse est aussi vrai. Si l’idée de devoir interagir avec des inconnus pour vendre une vieillerie vous donne froid dans le dos, pourquoi ne pas aller porter vos articles à un organisme ou dans une friperie. Rendons le sport accessible à tous!

Si non, vous pouvez aussi faire du home staging avec une planche à neige qui a connu de meilleurs jours et en faire une tablette. Les idées sont infinies et les poubelles déjà trop pleines! Les vêtements de sports peuvent aussi être donnés au suivant. T’sais un manteau d’hiver et un pantalon de neige plairont fort probablement à de nouveaux arrivants qui ne connaissent pas encore notre cher hiver québécois.

Acheter moins, acheter mieux

C’est bien d’être en mesure de donner une deuxième chance à nos articles ou nos vêtements de sports en allant les porter aux Sports aux puces ou au Village des Valeurs – ou encore mieux à un organisme -, mais il serait d’autant plus préférable de consommer moins. Les vêtements techniques de la dernière saison, la planche à neige de l’année ou les souliers de course offrant une nouvelle technologie dite révolutionnaire ne sont pas essentiels. Il est très réaliste de penser à tirer profit au maximum de ses équipements actuels avant d’en acquérir de nouveaux. Est-ce que le nouveau bien améliorera significativement la pratique de l’activité pour lequel il sera utilisé? Est-ce que c’est une nécessité dans le moment? Posez-vous quelques questions avant de sortir la carte de crédit. Un achat impulsif est rarement un bon achat!

Si le temps est vraiment venu de renouveler votre garde-robe sportive ou de remplacer votre vélo, faire ses achats dans une entreprise locale est une bonne option. Le marché québécois, et même canadien, compte une large gamme de compagnies proposant des articles et vêtements de sports. Pensez à Lole, PeppermintCycling, Louis Garneau, Devinci, pour ne nommer que ceux-là! Il y a suffisamment de diversité pour encourager l’économique locale, favoriser des entreprises tournées vers le développement durable, ayant une réelle conscience environnementale et sociale.

Cette logique s’applique également aux événements sportifs. Bien que ce soit de plus en plus le cas, il est à mon avis important de se tourner vers des rendez-vous sportifs où, par exemple, le ravitaillement est fourni par des producteurs locaux, les déchets sont triés et des modes de transports alternatifs proposés.

Avez-vous d’autres conseils pour faire de nous des amateurs de plein air plus écoresponsable?

Suivez-nous sur Bloglovin

Suivre Mélissa Archambault:

À la fois amoureuse de Montréal et de la nature, Mélissa profite de ses temps libres l’hiver pour aller dévaler les pistes en planche à neige. L’été, elle empoigne son vélo toujours à la recherche des plus belles routes à parcourir. De temps en temps, elle essaie de se tenir sur une vague lors d’un voyage ou de maintenir quelques postures de yoga en aspirant à plus de zénitude. Curieuse depuis toujours,elle se plaît à découvrir les meilleurs restaurants et bars des endroits où elle pose les pieds. Pour Mélissa, la culture locale n’a pas son égal et les nouveautés sont toujours à essayer. C’est sans prétention, avec humour et bonheur qu’elle vous partage ses découvertes, ses meilleurs coups (et probablement aussi les pires). Loin d’être une professionnelle en snow, vélo, surf ou une globe-trotter aguerrie, elle aspire simplement à vous partager ses passions pour la vie.

Laissez un commentaire