Jay Peak : il faut vivre le Jay Cloud une fois dans sa vie

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Ça faisait environ 7 ans que je n’étais pas allée à Jay Peak et je ne comprends pas ce qui m’a pris d’attendre aussi longtemps. Cette montagne est juste débile mentale! Quiconque aime s’amuser des des sous-bois tricotés serrés et rider dans de la grosse poudreuse moelleuse sera servi là-bas. Lors de mon passage à la fin janvier, le Jay Cloud avait encore fait des siennes; il était tombé 60 cm de neige en 4 jours, ce qui m’a donné l’une des plus belles journées de glisse de ma saison!

Le Jay Cloud, pourvoyeur de poudreuse

Ce qui rend la montagne de Jay Peak exceptionnelle, ce n’est pas seulement qu’elle est située à 2h de Montréal ou encore que l’argent canadien au pair est accepté. Non, ce sont ses conditions d’enneigement exceptionnelles année après année. La preuve; Jay a déjà reçu 890 cm (!!) de neige cette saison. Merci Jay Cloud!

La station aime proclamer que toutes ces accumulations sont l’oeuvre de leur nuage personnel, le Jay Cloud, qui plane régulièrement sur la montagne avant d’y libérer ses précipitations abondantes. Mythe ou réalité météorologique? Difficile à dire, mais le fait est que Jay Peak a souvent des accumulations plus importantes que les autres montagnes de la côte est américaine et que dans les Cantons de l’Est. J’ai pu expérimenter le Jay Cloud lors de mon passage – la visibilité était nulle au sommet – et j’ai envie d’opter pour la réalité!

Paradis des sous-bois

J’ai lancé ma journée de descente avec le sous-bois Beaver Pond. Autant qu’au sommet on retrouvait des plaques de glaces en raison des rafales de vent (le Jay Cloud faisait vraiment des siennes), autant que le sous-bois renfermait une épaisse couche de neige poudreuse et intacte. J’étais tellement excitée de faire des first tracks à Jay Peak, surtout que les skieurs et planchistes étaient assez nombreux en ce samedi de janvier. Mon ami et moi nous amusions comme des petits fous à créer nos propres chemins à travers les arbres et à zigzaguer entre les sapins.

Après une attente de plus d’une heure pour prendre le téléphérique – les conditions météo ont forcé la station a réduire la vitesse et le nombre de passagers – nous sommes allés jouer du côté du sommet de Jay Peak. Ce fut la plus belle descente de la journée! Nous avons opté pour le sous-bois Valhalla. Avec son inclinaison assez abrupte et sa neige folle, le Valhalla donne plus une impression de petit corridor étroit que de vaste sous-bois. On y prend rapidement de la vitesse et il faut une bonne dose d’agilité pour contourner les monticules de neige, éviter les quelques arbres et amortir les sauts en raison du sol instable. Bref, une piste qui nous boost en adrénaline comme on aime!

Nous avons poursuivi notre journée en essayant le sous-bois original de la montagne, le Timbuktu. Il est situé à l’extrême  gauche de la montagne et on y accède par la chaise Jet Triple. Les pentes inclinées s’y succèdent et les virages serrés sont de mise. Encore là, la neige était abondante et bien que les chemins étaient tous tracés, la descente nous a procuré beaucoup de plaisir. Nous avons croisé très peu de gens dans ce sous-bois, ce qui nous donnait l’impression d’être vraiment seuls au monde. Puisque cette piste est aux limites du domaine skiable de la station, on peut facilement prolonger sa descente dans les bois en déviant toujours vers la droite et en accédant aux autres sous-bois de ce versant.

Pour tous les goûts

Avec ses 78 pistes, Jay Peak a de quoi plaire à tous et ce, même si son attrait principal demeure la qualité et l’intensité de ses sous-bois. J’ai testé quelques pistes damées au cours de ma journée et je peux vous garantir qu’elles n’ont rien à envier aux bois. Au sommet, elles sont plus étroites pour un meilleur défi et s’élargissent plus on se rapproche de la base.

La montagne propose aussi 3 snowparks qui conviennent autant aux débutants qu’aux experts. J’ai conclu ma journée de glisse dans le Jug Handle Park. Il s’agit d’un progression park, ce qui signifie qu’au début de la piste, les modules sont plutôt faciles et gagnent en difficulté au fur et mesure que l’on descend. J’ai eu un fun fou à braver les petites rampes et l’un des sauts à la toute fin du parcours.

Après tout cela, une bonne bière au Tower Bar s’impose. On y va pour la chaleur apaisante du gros foyer en pierre et pour l’ambiance décontractée d’après-ski comme on les aime. Ce bar est situé du côté du Tram Haus Lodge, un immense chalet en bois qui rappelle le cachet campagnard de cette région du Vermont.

Bon à savoir

Emplacement: Vermont, États-Unis.

Durée du trajet: 2h depuis Montréal.

Comment se rendre: Depuis Montréal, prendre la 10 E puis la 35 S. Emprunter la 237 S pour traverser les douanes et du côté américain, poursuivre sur la 118 S jusqu’à la station.

Dénivelé: 650 mètres

Nombre de pistes : 78 pistes

Jay Peak accepte l’argent canadien au pair et offre des rabais à tous les détenteurs de passes d’autres montagnes de ski, même au Québec. Donc, quand irez-vous expérimenter le Jay Cloud?

Suivre Jennifer Blanchette:

Ex-journaliste toujours en quête de nouveaux récits, passionnée de plein air et aventurière dans l'âme. ---> « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c' est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » - Nicolas Bouvier

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