Managua, quelques excursions au départ de la capitale du Nicaragua

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Après une nuit dans une auberge creepy de Masaya, nous avons décidé de passer la fin de notre voyage à Managua. Pour la toute première fois depuis le début de notre séjour, nous avons réservé notre nuitée avant de prendre l’autobus en direction de la capitale du Nicaragua. Arrivées au terminus d’autobus, quelques minutes de négociations avec différents chauffeurs de taxi ont été nécessaires. L’un deux a finalement accepté de nous conduire à l’hostel pour un prix raisonnable. Tournoyant dans la ville avec comme seule soutien des captures d’écran que j’avais faites de mon iPhone, nous ne trouvions pas l’endroit. L’auberge, qui se situait dans un quartier cossu et sécuritaire de Managua, était fermée depuis deux ans. C’est un passant qui en a informé notre chauffeur de taxi alors que nous faisions des allées et venues dans les rues du secteur.

Mésaventures à Managua

Prises au dépourvu, sans accès à internet, nous nous en sommes remises au conducteur. Notre discussion du départ pour nous entendre sur le prix de la course venait de partir en fumée! L’hôtel où il nous a conduit se voulait charmant, économique et sécuritaire. N’ayez jamais une confiance aveugle envers un chauffeur de taxi! L’endroit qu’il connaissait bien lui a principalement remis une grosse commission sur la vente de la chambre. Nous avons payé deux fois le montant que nous avions prévu débourser pour nous retrouver dans un endroit infesté de coquerelles et de rats. Comme nous nous sentions lésées par le conducteur et le préposé de l’hôtel, nous avons voulu annuler notre nuitée. Après argumentation, nous avons finalement obtenu un rabais. L’endroit soit disant charmant s’est avéré être plus dégoûtant que beaucoup d’auberges de jeunesse que nous avons visités. Alors que j’étais dans le hall d’entrée pour capter un peu de wifi, une prostituée s’est présentée à la porte. Vraiment, je me sentais dans un endroit sécuritaire! Le lendemain matin, nous avons fait nos valises à la première heure. Puis, nous sommes sautées dans un taxi nous conduisant dans un autre établissement, le Managua Backpackers Inn. L’auberge se trouvait à quelques rues de celle fantôme que nous avions tenté de trouver la veille. Dire que nous aurions pu passer la nuit là!

Randonnée à la Reserva Chocoyero-El Brujo

La Reserva Chocoyero-El Brujo est reconnue pour abriter une riche biodiversité. Les amateurs d’observation d’oiseaux seront charmés par les quelque 86 espèces qu’on y trouve. L’une des plus célèbres est le chocoyo, un perroquet vert. Nous sommes parties assez tôt en matinée, bien confiantes de pouvoir admirer une faune diversifiée en pleine activité. Pour se rendre à la réserve depuis Managua, il faut prendre un autobus au terminus UCA en direction de Jinotepe. Demandez au chauffeur de s’arrêter près du chemin menant à l’entrée de la réserve. Ensuite, une balade en tuk-tuk sur une dizaine de kilomètre en terre battue vous attend. Comme l’endroit est plutôt reculé et que ce n’est pas l’attrait le plus populaire, mieux vaut négocier un tarif vous assurant le retour. Moyennant un tarif de 5 $US chacune, notre chauffeur de tuk-tuk nous a attendu à l’accueil du parc.

La randonnée est plutôt courte avec une boucle de 3 km qui permet l’observation de la faune et de l’une des deux chutes d’eau du parc. La forêt est dense et d’un vert luxuriant que nous avons peu vu au Nicaragua, si ce n’est qu’au volcan Mombacho. Tout au long de la balade, nous avons entendu différents oiseaux gazouiller, mais n’avons pas eu l’occasion d’en apercevoir beaucoup. À travers l’abondant feuillage et les arbres majestueux, il était difficile de distinguer ces vertébrés. Nous avons toutefois croisé quelques singes se balançant d’une branche à l’autre. À notre sortie du parc, les guides nous ont informé que les chocoyos sont plutôt actifs en fin de journée, vers 15 h. Il était trop tôt pour les voir papillonner d’arbre en arbre. Le chemin du retour fût un peu plus cahoteux que l’aller. Les tacos engloutis à San Juan del Sur nous avaient peut-être fait prendre quelques livres, car le tricycle motorisé refusait obstinément de monter la cote menant à la route principale. Nous avons dû descendre de l’engin pour que le moteur ait la puissance suffisante pour l’ascension. Ouf!

Lac de lave au volcan Masaya

De retour à l’auberge de jeunesse, nous avions une dernière activité inusité sur notre liste afin de terminer notre voyage en beauté : admirer le lac de lave du volcan Masaya. Oui, oui, nous avons été observer du gros magma orangé en pleine activité! Suivant les indications de notre aubergiste, nous sommes retournées au terminus UCA pour prendre un autobus en direction du volcan. Contrairement à ce que le préposé de l’hostel nous avait dit, le parc n’offre pas le transport jusqu’au sommet du volcan. Nous nous sommes donc retrouvées bredouille à l’entrée. Interdiction de rebrousser chemin sans avoir vu la lave du volcan. Nous avons donc mis en branle le plan B : trouver une voiture avec des passagers prêts à nous accueillir. Nous avons interrogé toutes les personnes dont la voiture n’était pas à pleine capacité. Il y a bien quelqu’un dans toute cette file de voitures qui voudra embarquer deux pauvres touristes moyennant quelques dollars. Après quelques refus et plusieurs regards curieux, un groupe de jeunes Costaricains a finalement accepté de nous faire une place dans leur van. Yeah! L’entrée sur le site est de 10 $US par personne et le chauffeur de la camionnette nous a chargé 5 $US pour le transport aller-retour sur le volcan. Nous nous sommes donc rendus tous ensemble jusqu’au sommet du volcan. Il est permis d’y rester qu’une quinzaine de minutes, après quoi notre place doit être cédée à une autre masse de voitures. Comme l’endroit est fort populaire, mieux vaut arriver assez tôt. Les visites nocturnes ont lieu entre 17 h et 19 h 30. Une fois sur place, nous avons pu observer le lac de lave au fond du cratère Santiago, en plus de voir quelques chauves-souris s’envoler des parois rocheuses. Une ambiance mystérieuse règne sur place alors que nous avions l’impression de contempler l’embouchure des ténèbres. Étant l’un des volcans au dégazage le plus important au monde, il n’est pas rare d’être envahi par une odeur de soufre lors de la visite.

Managua : volcan Masaya

De retour près de la route principale, nous avons dû la longer en pleine noirceur dans l’espoir qu’un autobus circulerait encore à cette heure-ci en direction de Managua. Il faut savoir que les derniers départs sont généralement vers 18 h. Par chance, nous avons été vues par ce qui était fort probablement le dernier autobus de la soirée. Nous sommes donc retournées saines et sauves à l’auberge pour une dernière nuitée en sol nicaraguayen.

Le retour devait être facile avec une escale de quelques heures à San José au Costa Rica avant de rentrer au Québec. Il s’en est pourtant avéré tout autrement. Comme quoi les aventures ne se terminent jamais en voyage!

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À la fois amoureuse de Montréal et de la nature, Mélissa profite de ses temps libres l’hiver pour aller dévaler les pistes en planche à neige. L’été, elle empoigne son vélo toujours à la recherche des plus belles routes à parcourir. De temps en temps, elle essaie de se tenir sur une vague lors d’un voyage ou de maintenir quelques postures de yoga en aspirant à plus de zénitude. Curieuse depuis toujours,elle se plaît à découvrir les meilleurs restaurants et bars des endroits où elle pose les pieds. Pour Mélissa, la culture locale n’a pas son égal et les nouveautés sont toujours à essayer. C’est sans prétention, avec humour et bonheur qu’elle vous partage ses découvertes, ses meilleurs coups (et probablement aussi les pires). Loin d’être une professionnelle en snow, vélo, surf ou une globe-trotter aguerrie, elle aspire simplement à vous partager ses passions pour la vie.

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