Mont-Sainte-Anne a de quoi charmer tous les amateurs de sport de glisse !

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Partie célébrer l’hiver avec des amis lors d’un week-end au Carnaval de Québec, j’ai profité de cette escapade pour rendre une toute première visite au Mont-Sainte-Anne avec mon copain le dimanche 29 janvier. Shame on me de ne pas avoir mis cette montagne sur ma bucket list plus tôt!

Comme la station offre un billet journalier valide de 12 h 30 à 21 h, nous avons profité de la matinée, mon copain et moi, pour flâner un peu à Québec. Nous sommes allés bruncher au Cochon Dingue, délicieux d’ailleurs, puis nous avons laissé le temps filer pour arriver à la station vers midi. Le seul hic est que la station n’est pas ouverte tous les soirs : du mercredi au samedi seulement. En bonne tête en l’air que je suis, je n’ai pas regardé les heures d’ouverture et j’ai pris pour acquis que c’est ouvert tous les soirs. Oups! Ce n’est qu’une fois sur les lieux que j’ai découvert ma bourde. Lorsque j’ai récupéré mes billets, la gentille dame au comptoir m’a informé que la station ferme à 16 h le dimanche. Nous avons dû changer les plans de la journée qui incluait une pause dans l’un des restaurants de la station pour profiter d’un repas tranquille. Pas le temps de manger, nous avions une montagne à découvrir!

71 pistes à découvrir

Contrairement à ce que je croyais, la température était super agréable et le soleil s’offrait à nous…. pour quelques heures encore. Mont-Sainte-Anne dispose d’une télécabine située en plein coeur du versant sud. Un gros plus lorsque le mercure est à son plus bas, que les vents décident de s’élever et que le soleil fait la grève! Heureusement, ce n’était pas le cas lors de notre visite. Avec un aussi vaste domaine skiable, il fallait être stratégique dans nos choix de piste. Comme première descente, nous avons opté pour un sous-bois de niveau intermédiaire question de se réchauffer un peu. Nommée en l’honneur d’un skieur québécois ayant fortement contribué au développement de ce sport au Canada dans les années 1920, la piste Sidney-Dawes s’emprunte depuis le Chemin du Roy sur le versant nord. Aucune trace de neige fraîche, mais l’absence de précipitations des derniers jours ne se faisait pas trop sentir. La surface était tout de même très belle et sans plaque de glace apparente. Entre les arbres suffisamment espacés et une base ferme, j’ai trouvé l’endroit propice pour apprivoiser les sous-bois. Nous sommes restés de ce côté de la montagne afin de parcourir un autre sous-bois offrant un niveau difficulté similaire, le Vital-Roy. De retour sur le versant sud, nous sommes allés effectuer de gros virages sur La Picard, une piste damée que nous avons entrecoupé d’un passage dans le boisée La Yahoo.

La Crête, le plus beau terrain de jeu

Alors que le versant nord propose principalement des pistes de niveau débutant ou intermédiaire, le sud-ouest est aménagé de pistes simple et double diamant. Après quelques descentes, alternant entre les sous-bois et les pistes damées, nous nous sommes dirigés vers le secteur La Crête afin de dévaler des pentes un peu plus abruptes et se frotter à des sous-bois beaucoup plus techniques. Avis aux planchistes, mieux vaut vous détacher et marcher pour vous y rendre. La portion entre le télésiège et le début de la piste est sur le plat. Une fois passés le chalet, trois sous-bois s’offraient à nous. Beaucoup plus escarpés que les précédents, j’étais fébrile à l’idée de m’élancer entre les sapins qui me demanderaient toute mon agilité. L’heure filant, nous en avons profité au maximum jusqu’à la fermeture des secteurs boisés vers 15 h. Nous avons eu tout juste le temps de compléter notre journée par deux autres descentes dans le secteur Expert. Comme les sous-bois étaient désormais fermés, nous nous sommes aventurés sur les pistes damées. Comme son nom l’indique, La Crête se situe avantageusement sur la montagne, offrant une vue imprenable sur le fleuve et l’Île-d’Orléans au loin. Nous l’avons descendu à vive allure afin de pouvoir profiter d’une dernière remontée avant la fermeture de la station. Pour notre dernière descente, nous avons emprunté La Super «S». Avec une inclinaison assez prononcée à certains endroits, nous n’avons pas eu de difficulté, cette fois encore, à nous élancer à grande vitesse. Comme nous étions en fin de journée, quelques plaques de glace étaient dispersées ici et là, mais rien de bien dérangeant.

Une trop courte journée

Avec plus de 70 pistes et sous-bois, le Mont-Sainte-Anne a beaucoup à offrir autant pour les adeptes de vitesse que de bosses, sans oublier les amoureux des sous-bois. Vaste territoire couvert du nord au sud, d’est en ouest, la montagne promet de s’amuser de longues heures durant. Les pistes larges permettent de bien parfaire son slalom ou de prendre de la vitesse, c’est selon. Les sous-bois sont quant à eux suffisamment dégagés pour apprivoiser la glisse en terrain plus technique. Mon coup de coeur va définitivement au secteur Expert que j’ai adoré. Les pistes, quoique bien abruptes, sont suffisamment larges pour s’y lancer sans crainte. Le secteur boisé est vaste et comporte de bons défis. Par ailleurs, nous n’avons eu aucune attente au bas des pistes. Je ne sais pas si la grosseur de la montagne y est pour quelque chose, sans doute, mais ça nous a permis de profiter au maximum des quelques heures dont nous disposions. Si ça n’avait pas été de mon inadvertance quant aux heures d’ouverture de la station, j’y serais restée encore plusieurs heures. Je n’en ai vue qu’une petite partie, simplement de quoi me teaser. Une seconde visite s’impose!

Merci à Mont-Sainte-Anne pour le billet de courtoisie offert lors de ma visite!

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À la fois amoureuse de Montréal et de la nature, Mélissa profite de ses temps libres l’hiver pour aller dévaler les pistes en planche à neige. L’été, elle empoigne son vélo toujours à la recherche des plus belles routes à parcourir. De temps en temps, elle essaie de se tenir sur une vague lors d’un voyage ou de maintenir quelques postures de yoga en aspirant à plus de zénitude. Curieuse depuis toujours,elle se plaît à découvrir les meilleurs restaurants et bars des endroits où elle pose les pieds. Pour Mélissa, la culture locale n’a pas son égal et les nouveautés sont toujours à essayer. C’est sans prétention, avec humour et bonheur qu’elle vous partage ses découvertes, ses meilleurs coups (et probablement aussi les pires). Loin d’être une professionnelle en snow, vélo, surf ou une globe-trotter aguerrie, elle aspire simplement à vous partager ses passions pour la vie.

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