Nicaragua : Surf et Sunday Funday à San Juan Del Sur

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Le plan était simple; aller visiter l’Île d’Ometepe et ses deux volcans pour les prochains jours puis conclure le voyage à San Juan del Sur, capitale nicaraguayenne du surf et du party. Mais, puisque le seul bus disponible vers Rivas (pour rejoindre Ometepe) depuis la magnifique ville de Granada était brisé ce jour là, il a fallu se revirer comme sur un 10 cents et sauter dans un bus direction San Juan à la place. YOLO.

Située tout près du Costa Rica, la ville de San Juan est comme un monde à part dans le reste du pays. C’est ultra-américanisé, touristique et blanc, qu’on se le dise. Même les Nicas qui travaillent à San Juan semblent avoir adoptés la vibe californienne. Tout est fait pour ne pas trop dépayser les visiteurs; poutine dans les restos – allez faire un tour au bar typiquement canadien Loose Moose pour ça! -, bar à smoothies, surf shops à tous les coins de rue, employés caucasiens un peu partout, etc. Ce n’est peut-être l’endroit pour découvrir la culture du Nicaragua, mais c’est vraiment l’endroit idéal pour surfer tous les jours et faire la fête tous les soirs!

Capitale du surf

Si vous passez à San Juan, pas le choix d’aller vous louer une planche de surf! À peu près tous les hôtels et hostels offrent des locations de planche, des cours avec instructeurs privés ou encore des navettes vers les plages du coin. Nous avons testé les vagues de 3 plages durant notre séjour; playa Maderas, playa Hermosa et playa Marsella.

La plage de Maderas est sans contredit celle où les vagues étaient les plus grosses et parfaites pour le surf. C’est l’endroit reconnu et fréquenté par les locaux qui surfent comme des pro. Dans notre cas, nous penchions plutôt vers le niveau débutant/je-ne-sais-pas-ce-que-je-fais. Pour voir nos exploits (not!) après la 3e journée, c’est par ici.

Si comme nous vous êtes novices dans la pratique de ce sport, n’hésitez pas à le dire et louez une grande planche de surf en mousse plutôt qu’une planche plus courte. Ça fait toute la différence! Jour et 1 et 2 nous avons réussi à prendre quelques vagues tandis qu’au jour 3, avec des planches régulières, c’était un fiasco total. Et si jamais vous voulez seulement prendre un bain de soleil, amenez votre crème solaire parce que tout le monde brûle au Nica et laissez-vous envahir par la vibe cool et détendue de la place. Assurez-vous de rester pour le coucher de soleil, c’est à pleurer tant c’est beau!

Peu importe la plage que vous choisissez, elle sera située à environ 20 minutes de voiture de San Juan. Pour avoir accès au transport, il suffit de s’inscrire la veille ou le jour même à la shuttle d’un des hostels, là où vous aurez loué les planches. Prendre la navette est une expérience en soi! Pour la plupart, les hostels ont modifié des boîtes de pick-up en installant de longue planche de bois pour faire des bancs et on soudant un rack en métal par-dessus le camion pour y glisser les planches de surf. Nica style! C’est donc la crinière au vent, le sourire collé aux lèvres et une joie de vivre incontrôlable que nous sommes allées surfer tous les matins!

Si Maderas est le spot reconnu du coin, nous avons beaucoup aimé la plage de Marsella. Puisque c’était dimanche et que nous ne voulions pas rater le Sunday Sunday, nous sommes arrivées sur le bord de l’eau à 8h tapant. Il n’y avait personne, sauf une horde d’oiseaux qui pêchaient. À nous les vagues et la playa!

Monter au Jésus

L’autre incontournable de San Juan est d’aller admirer un coucher de soleil au Jésus. C’est une immense statue de 24 mètres de haut en forme de Jésus, les bras ouverts, dominant l’une des montagnes qui enserre la ville de San Juan. Peu importe où vous serez dans la ville, vous pourrez voir le Jésus si vous regarder vers l’océan.

Ce n’est pas super évident de se rendre, mais l’idéal est de marcher sur la plage vers le Jésus et une fois la rivière traversée, retournez sur la route. À partir de là, vous devriez voir des affiches pour indiquent la direction à suivre vers le Cristo de la Misericordia.

Watch out la montée! Nous avons pensé faire 3 crises de coeur durant cette courte ascension d’une vingtaine de minutes. Je crois que les Nicas ne connaissent pas les marches, ou juste le principe de faire serpenter le chemin pour adoucir la pente. C’est straight to the top! Ça en vaut largement la peine, car au sommet, une vue panoramique s’ouvre devant nous. On voit super bien toute la baie de San Juan, les bateaux et les collines qui parsèment la région. Magnifique! Tous les visiteurs s’y réunissent vers 17h pour admirer le coucher du soleil jusqu’à 18h environ. Prévoir des frais d’accès de $2 US… C’est vraiment frustrant de repartir bredouille parce que nous n’avons pas de monnaie après avoir monté cette abrupte côte :p

Sunday Funday, digne des partys d’American Pie

Lancé il y a quelques années seulement, le Sunday Funday est un événement légendaire auprès des backpackers en quête de fiesta durant leur séjour en Amérique centrale. Non, ça n’a rien d’une sortie culturelle qui permet de découvrir la culture nica, ou même de se lier d’amitié avec des locaux (à l’exception des employés des hostels). Le Sunday Funday, c’est un immense pool crawl party avec des centaines de personnes venues lâcher leur fou, se pitcher dans les piscines des 3 hostels visités, boire beaucoup d’alcool et danser sur la musique d’un DJ qui change chaque semaine ou presque. Pour notre part, ça été le plus gros party auquel nous avons assisté dans notre vie. Nous nous sentions dans un film d’American Pie sans blague!

Cet événement festif qui vide la ville de San Juan (littéralement, les rues sont désertes le dimanche) débute en début d’après-midi à l’hostel PachaMama, se déplace ensuite à un autre hostel dont le nom m’échappe et se conclu au Naked Tiger, lequel est perché au sommet d’un colline et nous offre une vue magnifique sur la baie et le coucher de soleil. 3 hostels, 3 piscines. Entre chacun, le transport en pick-up est fourni, lorsque nécessaire. Ce qui est vraiment le fun, c’est qu’au cours de cette journée de party non-stop, nous recroisons des voyageurs rencontrés plus tôt à San Juan ou même ailleurs au Nicaragua. C’est un peu comme être dans un immense party de sous-sol où vous connaissez plus ou moins tout le monde et que chacun n’a qu’une envie; se faire le plus de fun possible!

Il en coûte $30 US pour assister au Sunday Funday, ce qui n’est pas donné considérant qu’aucun alcool n’est inclus à ce prix. Seulement la ride de pick-up entre les hostels et la camisole de l’événement pour afficher le look officiel de la journée. Si vous résidez dans l’un des hostels participants, votre billet sera moitié prix. Les billets sont en vente la journée de l’événement dès 10h le matin. Même si le Sunday Funday ressemble à une énorme débauche, ça vaut la peine de vivre l’expérience au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour regarder cette faune de jeunes backpackers en action 😉

Après nous être remises de notre léger hangover de Sunday Funday, nous avons quitté San Juan direction Ometepe. L’excitation était à son comble d’enfin visiter cette île unique aux deux volcans! Il restait une dernière étape avant de débarquer sur cet endroit mythique, prendre le ferry. Il semblerait que ça ait été plus ardu que prévu…

Suivre Jennifer Blanchette:

Ex-journaliste toujours en quête de nouveaux récits, passionnée de plein air et aventurière dans l'âme. ---> « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c' est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » - Nicolas Bouvier

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