Le petit guide de la parfaite randonneuse!

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Oh la la que la neige a commencé à s’accumuler partout sur la province! Si vous ne faites pas de ski, de planche ou d’autres sports d’hiver, je peux comprendre que vous ne soyez pas exactement emballés par l’idée que la saison froide arrive. Mais, bonne nouvelle, il reste plein d’endroits au Québec où l’on peut encore profiter des sentiers de randonnée sans devoir s’habiller comme un bonhomme de neige. L’automne est aussi une excellente saison pour s’initier à la rando. Pensez-y; pas de chaleurs suffocantes, pas d’insecte et beaucoup moins d’achalandage!

Donc, pour conclure cette belle saison de hike sur une bonne note et vous aider dans vos achats d’équipement, voici nos essentiels pour une randonnée réussie :

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1. Le sac de rando, votre meilleur ami

L’élément clé pour que votre sortie soit réussie! Il existe tellement de choix de sacs que ça devient difficile de s’y retrouver. Pour ma part, j’ai opté pour un sac de la marque Osprey, le Sirrus 24 litres. Je dirais que son principal point fort est le confort (et sa trop belle couleur mauve!). Même après 8h de hike, je n’ai aucun point de pression et pas de mal de dos. Son armature rigide l’empêche de se déformer sous le poids de l’équipement et laisse passer l’air entre mon dos et le tissu. En été, c’est ultra pratique, car ça évite les gros ronds de sueurs sur nos t-shirts! La sac est aussi muni de beaucoup de sangles d’ajustement (hanches, poitrine, bretelles et rappel de charge), ce qui me permet d’être bien peu importe la charge que je dois transporter.

Côté capacité de rangement, rien à redire. Je n’ai jamais manqué de place, même quand j’emmène tout ce qui est montré sur cette photo et un gros lunch. Par contre, si vous partez en randonnée d’hiver, il est possible qu’une capacité de 32 à 40 litres soit nécessaire. Il y a aussi deux pochettes sue la sangle ventrale. Elles ne sont pas super grandes, mais juste assez pour y glisser son cellulaire et l’avoir à porter de la main quand bon nous semble. Clairement un must! Aussi, l’enveloppe de protection imperméable est fournie avec ce sac, le genre de petit plus qui prend tout son sens lorsqu’on se fait surprendre par la pluie.

Si vous avez l’impression que je suis vendue Osprey, vous n’avez pas tort. J’ai aussi acheté un sac 65 litres de la même marque. Mais, c’est après avoir essayé des sacs de toutes les compagnies dans 3 magasins différents que j’ai réussi à faire mon choix. Je vous conseille d’en faire autant. N’hésitez pas à magasiner, à poser des questions et à demander aux employés d’ajouter du poids dans le sac que vous essayez. C’est la seule façon de savoir si le modèle vous convient.

Environ 120$.

2. Les bonnes chaussures

Même avec le bon sac, si vos chaussures ne sont pas adéquates, vous allez trouver votre journée longue. Quand j’ai commencé à hiker, j’ai acheté une paire de souliers Merrell juste parce que je les trouvais beaux et qu’ils étaient en solde. J’avais 19 ans à l’époque, et malgré mes motivations douteuses, je suis quand même bien tombée. C’était un modèle de qualité qui m’a duré 4 ans.

Quand j’ai eu besoin d’une nouvelle paire, j’ai revu mes priorités en matière d’achat et me suis tournée du côté de la performance plutôt que du look. Les souliers sont une choses très personnelles et nos pieds n’ont absolument pas la même forme. Donc il est fort possible que la marque North Face ne vous convienne pas, mais orientez vos recherches vers des souliers qui ont une semelle rigide avec la technologie Vibram, si possible. Ça réduit les vibrations ressenties et ça fait une bonne différence.

L’autre conseil que je pourrais vous donner est d’opter pour des chaussures avec tissu en Gore-Tex, surtout si vous aimez partir en rando à toutes les saisons et par toutes les météos. Le Gore-Tex est un tissu imperméable donc vous pouvez piler dans les flaques d’eau sans risquer d’avoir les pieds trempés. Mes souliers n’ont pas de Gore-Tex et j’avoue que je l’ai regretté à quelques reprises cet été.

Entre 100$ et 150$

3. Pour bien s’hydrater

Avant l’année dernière, je traînais encore des bouteilles d’eau dans mon sac à dos. Je n’avais jamais pris la peine de m’équiper d’un sac d’hydratation et maintenant, j’ai envie de me gifler d’avoir attendu aussi longtemps avant de le faire. Pour vrai, ça fait toute la différence au niveau du confort et du poids. J’ai choisi la poche Platypus Big Zip 3 litres. Avant, j’aurais manqué de place pour amener l’équivalent de 3 litres d’eau en bouteille et j’aurais senti des inconforts au dos toute la journée. Puisque les sacs d’hydratation permettent d’accrocher le bec, ou la tétine comme j’aime l’appeler, au devant du sac, plus besoin de s’arrêter pour prendre une gorgée!

Ce sac a une grande ouverture sur le dessus alors c’est facile de le remplir sans faire de dégât. Il est aussi muni d’un fermoir à glissière qui assure que rien ne va couler pendant le trajet. Son système pour boire est bien pensé et on peut verrouiller le bec.

Environ 30$

4. Le layer qui garde au chaud

ici, toutes les possibilités s’offrent à vous. Que vous préfériez les combines, les t-shirts d’entraînement ou les camisoles en été, l’important est que vous choisissiez un tissus qui respire et dans lequel vous vous sentez bien. Si vous partez en rando à l’automne, dites-vous qu’il risque de faire frisquet au départ parce que votre corps n’est pas réchauffé, mais ça va changer en cours de route. Il est donc préférable d’avoir un morceau qui sèche rapidement pour éviter la sensation du vieux vêtement mouillé toute la journée et qui laisse passer l’air pour ne pas que vous transpiriez pour rien.

Environ 40$ par haut

5. À l’abri du vent

Selon les régions que l’on visite, la météo peut être un facteur déterminant du succès d’une rando. Je pense au Mont Washington, par exemple, où l’orage peut s’amener en un rien de temps. C’est pourquoi il est recommandé de toujours avoir un imperméable dans votre sac. Ça ne prend pas beaucoup de place et s’il se met à tomber des cordes, vous serez bien heureux d’y avoir pensé. Même chose au sommet, où le vent est souvent froid même par temps doux.

J’ai choisi un manteau de la marque Mountain Hard Wear parce que j’aime bien leurs produits de qualité qui sont généralement moins chers que d’autres grandes compagnies. Le mien n’est pas doublé, car ça respire mieux, et il les coutures scellées, ce qui est un compromis entre le manteau en Gore-Tex (très dispendieux) et aucune protection.

Entre 100$ et 199$

6. La frontale pour les randos qui s’étirent

C’est une toute petite pièce d’équipement qui peut éviter bien des désagréments, surtout à l’automne alors que les journées raccourcissent. Pour être franche, elle est toujours dans mon sac, au cas où, et avant cette année, je n’avais jamais eu à m’en servir. N’empêche que j’étais bien contente de l’avoir quand je suis revenue du bois à la noirceur complète.

Ma lampe est une Black Diamond, avec une force de 160 lumens. L’éclairage est bon, mais j’aurais peut-être pris une lampe de 200 lumens, avoir su. J’aime bien le fait que la direction vers laquelle la lampe pointe soit ajustable, surtout lorsque je suis en camping!

Environ 30$

7. La paille sauve-la-vie

Ce sont deux items que je viens d’ajouter à mon gear de rando cette année et c’est tellement nouveau que je n’ai même pas pu les tester encore. Il s’agit d’une paille qui filtre l’eau non-potable afin de la rendre potable et de pastilles à mettre dans son sac d’hydratation si on doit le remplir avec de l’eau de rivière par exemple.

Dans le cas de la paille, c’est pratique pour boire directement dans un cours d’eau. Pas besoin d’attendre que l’eau soit filtrée, car le système de filtres de la paille s’en occupe au fur et à mesure que l’on boit. À utiliser si une fuite survient dans votre sac d’hydratation, par exemple.

Pour les comprimés, c’est surtout à emporter lors des randos de plusieurs jours pour pouvoir remplir ses réserves d’eau avec l’eau qui coule en forêt. En général, il faut mettre les comprimés dans le sac d’eau et attendre 20 à 30 minutes avant de boire.

Environ 20$ la paille et 12$ les comprimés

8. Le Buff pour rester coquette

Ce n’est pas un essentiel de la rando à proprement parler, mais pour les bad hair day et pour éviter d’avoir de la sueur dans les yeux, le Buff est votre meilleur allié! On peut le plier en plein de façons différentes et à l’automne, ça peut servir de bandeau si vous n’avez pas envie de porter une tuque.

9. Faire le plein d’énergie

Le dernier élément et non le moindre : la collation! J’emporte toujours une barre Clif avec moi, mais ça peut être un fruit ou des gelées d’énergie si vous préférez. L’important, c’est d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent quand les forces viennent à manquer.

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Suivre Jennifer Blanchette:

Ex-journaliste toujours en quête de nouveaux récits, passionnée de plein air et aventurière dans l'âme. ---> « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c' est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » - Nicolas Bouvier

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