Station touristique Stoneham: un terrain de jeu dans la cour arrière de Québec

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La pluie qui tombait de façon diluvienne n’annonçait rien de bon pour notre visite à la station touristique Stoneham, prévue à peine 36 heures plus tard. J’avais beau prier le ciel pour que les gouttes d’eau se transforment en flocons de neige, rien n’y faisait. C’est donc sur une surface durcie et glacée que mon copain et moi avons dévalé les pentes de cette montagne située à seulement 20 minutes de la ville de Québec. La bonne nouvelle, c’est que le soleil était au rendez-vous, au contraire des autres skieurs et planchistes!

Moins de 30 des 42 pistes étaient ouvertes lors de notre passage dont quasi aucune sur mon versant préféré; celui qui regroupe les pistes diamants noirs. Malgré cela, nous en avons profité pour explorer le reste de la montagne, principalement sur les pistes desservies par la remontée à bulles.

Nous avons lancé la journée avec la piste verte La Laurentienne, histoire de se réchauffer les jambes. Du sommet jusqu’à la moitié de la descente, les conditions de glisse étaient tout de même belles, laissant place à une surface durcie et enneigée. Par contre, le tout s’est un peu gâché à la fin de la piste alors que les plaques de glace devenaient apparentes et rendaient difficile notre descente. Nous avons poursuivi du côté du sous-bois La Casimir histoire de zigzaguer un peu entre les arbres. Cette piste était l’un des seuls sous-bois ouverts pour la journée et beaucoup de skieurs en quête d’un terrain de jeu diversifié s’y trouvaient.

Je suis ensuite allée faire un tour à l’extrême droite de cette montagne qui adopte la forme d’un fer à cheval. J’y ai dévalé à toute allure les pistes double diamants Panorama et La Bomba ainsi que la simple diamant La Marquis, où je n’ai presque pas croisé âme qui vive. Sans la glace et la neige granuleuse qui recouvrait cette section du domaine skiable, ça aurait été un véritable paradis! Il faut dire que la Panorama porte bien son nom; c’est si beau de voir les autres versants de la montagne ainsi que le territoire peuplé de conifères à perte de vue.

Tout un défi!

J’ai visité Stoneham à maintes reprises au cours des 10 dernières années. Au lendemain d’une tempête, c’est clairement le genre de montagne où vous voulez être, ne serait-ce que pour défier sans arrêt le sous-bois Kamikaze, ma piste préférée! En septembre, la Kamikaze est devenue la JP Auclair, en l’honneur du skieur québécois disparu lors d’une expédition de ski au Chili et en Argentine il y a un peu plus de deux ans. Pente abrupte, arbres tricotés serrés et parois rocheuses se dressent sur le chemin de cette descente des plus intenses. Si vous êtes à la recherche d’un défi exaltant, optez pour cette piste qui était malheureusement fermée lors de mon passage.

À la limite du domaine skiable se trouve aussi Le Monstre, un couloir bien incliné qui se couvre de bosses après une accumulation au sol. Même si je ne suis pas trop adepte de bosses, j’avoue que Le Monstre me donne toujours un bon challenge auquel je ne peux pas résister. Il y a quelques années, je me souviens y avoir vu mon compagnon de glisse tomber et être capable de freiner sa chute que plusieurs mètres plus bas. Ça vous donne une idée de ce qui vous attend!

Côté snowpark, il faut aller faire un tour dans la demi-lune! Stoneham est la seule station du Québec à posséder un half-pipe de calibre olympique. J’avais tenté l’expérience lors d’une visite précédente et je dois avouer que ça n’a rien à voir avec les modules des parcs réguliers. Les murs verticaux sont imposants et demandent une bonne dose d’habilité et de contrôle pour éviter de s’écraser comme une crêpe au fond de la demi-lune. Outch! Trois autres snowparks peuplent la montagne et proposent des modules adaptés à tous les niveaux.

Faire trempette à l’après-ski

Histoire de bien conclure notre journée de glisse à Stoneham, mon copain et moi sommes allés savourer une délicieuse bière au bar de la station, le Quatre Foyers. Nous étions dimanche après-midi et pourtant, je me serais crue samedi soir. L’ambiance était survoltée, les discussions fusaient de partout et les skieurs avaient le sourire collé aux lèvres. Comme quoi des mauvaises conditions de glisse ne suffisent pas à gâcher une journée à Stoneham!

Nous avions amené nos maillots de bain pour aller relaxer dans l’un des deux spas extérieurs gratuits de la station. Finalement, une fois bien installés au bar, nous n’avions plus envie d’aller faire trempette. N’empêche qu’en soirée, l’expérience doit être ultra agréable, surtout qu’il est permis d’y avoir sa consommation.

 

Bon à savoir

Emplacement: Stoneham-et-Tewkesbury, à 20 minutes de la ville de Québec.

Durée du trajet: 2h30 depuis Montréal

Comment s’y rendre: Prendre l’autoroute 40 E jusqu’à Québec puis emprunter la 73 N jusqu’à la sortie 167. Suivre le chemin du Hibou jusqu’à la station.

Nombre de piste: 42 pistes

Piste préférée: la JP Auclair

Dénivelé: 345 mètres

Merci à la station touristique Stoneham pour le billet de courtoisie.

Suivre Jennifer Blanchette:

Ex-journaliste toujours en quête de nouveaux récits, passionnée de plein air et aventurière dans l’âme. —> « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’ est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » – Nicolas Bouvier

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